“ Mon cœur battait à tout rompre. Il se mit à fredonner une mélodie que je ne connaissais pas. On aurait dit une berceuse. […]
Il étouffa un rire puis se remit à fredonner la même berceuse. Sa voix d’archange envoûtait mes tympans. […]
La musique ralentit et se transforma en une mélodie plus douce. A ma grande surprise, je reconnus derrière la profusion de notes, le thème de la berceuse qu’il m’avait chanté.
C’est toi qui as inspiré celui-ci, chuchota-t-il
La composition devint infiniment tendre. J’étais muette de stupeur.”
Stephenie Meyer, Twilight, Fascination

Edward-piano

Évidemment après avoir lu ces lignes (dans leur contexte) je n'ai pu m'empêcher de me mettre devant mon piano et de chercher à imaginer la berceuse qu'Edward avait composée pour Bella.
Curieusement ce sont des bribes d'un Nocturne de Chopin que je retrouvai sous mes doigts, bien qu'il ait aussi écrit une magnifique Berceuse.
Bien sûr, les Nocturnes évoquent de telle manière cette atmosphère à la fois tendre, calme et parfois un peu inquiétante de la nuit qu'ils se devaient de trouver une place au cœur de ma lecture d' un livre s'appellant Crépuscule (traduction littérale de Twilight pour ceux qui ne parlent pas angliche).

A partir de là, je ne pouvais pas aimer ce que Carter Burwell a écrit, je trouve  Bella's Lullaby pauvre tant mélodiquement (essayez donc de la fredonner Bouhouhouhou) que pianistiquement. A la limite The Meadow d'Alexandre Desplats pour New Moon collerait mieux.
Mais pour être honnête, je n'ai pas encore trouvé THE musique telle que Stephenie Meyer la décrit (avec plus de détails dans Midnight Sun d'ailleurs).
Je vous laisse quand même le Round Midnight de Thelonious Monk ; le titre se suffit à lui-même, et puis Edward a le même âge que le jazz.

Bonne nuit à tous :-)