Il y a quelques temps, en discutant avec Jacobinette est sortie l'expression "C'est comme dans la chanson de Sardou on l'aime de 7 à 77 ans" , vu que nous parlions de Damon cela nous a fait rire !
Mais je suis revenue d'un seul coup à mes premières amours car j'écoute "Michoubidou" (petit surnom personnel) depuis l'enfance avec justement  La Maladie d'amour ou En Chantant... Mon premier vrai 45 tours (vous savez celui qu'on achetait avec le peu d'argent de poche économisé) fut Vladimir Illitch (je ne comprenais pas toute la portée des paroles à l'époque).

sardou3Source montage

J'ai donc ressorti quelques albums (maintenant que je suis grande j'ai tout ça en CD !) et pour commencer ce voyage j'ai voulu vous faire partager deux chansons (loin d'être les plus connues d'ailleurs) qui curieusement sont indissociables dans ma mémoire bien qu'elles soient sur deux albums différents au départ.
Tout les oppose et tout les rapproche : en fait les textes de ces chansons sont construits sur des jeux d'opposition, de clair-obscur, voire même de paradoxe ; c'est leur  principal point commun avec  leur son "années 80" très reconnaissable. Cependant les deux femmes dont elles parlent sont très différentes :
- l'une "se balance entre deux airs… entre deux ciels" mais surtout entre la réalité de sa journée "Côté Soleil" et des nuits fantasmées "Côté Sommeil". Malgré cela, on la sent tranquille dans sa vie. La musique oscille elle aussi, sorte de ballade avec un balancement donnant comme une envie de farniente pendant laquelle la pensée se laisserait aller comme si nous aussi dormions "tout éveillés"

- l'autre, plus rebelle, veut tout et son contraire mais surtout exprime presque violemment son besoin de changement, d'éclater le carcan de son quotidien pour devenir une autre mais pas tout à fait n'importe laquelle "Elle voulait faire chanteuse de rock… A la fois tendresse et sensuelle…Super lady sophistiquée". Bref il souffle comme un vent de révolte, de chasse aux tabous dans cette chanson (même si le rock reste ici très soft)

Au final, de quoi parle-t-on ?
Mais de désir tout simplement au sens philosophique du terme : de ces besoins, de ces envies, des insatisfactions et frustrations qu'ils produisent. Sous des dehors divertissants se pose ainsi la question existentielle (voire existentialiste)  du désir comme moteur de la vie humaine, et du "vrai" bonheur.
Alors rassurez-vous je ne vous ferai pas une dissertation (quoique je suis certaine d'avoir tout ce qu'il faut dans mes cartons, références à l'appui) mais je vous laisse choisir entre celle qui dans son bonheur continue à fantasmer et l'autre mal dans sa peau qui voudrait bien mais... que fera-t-elle de plus ?