4e de couverture - éd. Gallimard
"Dans un monde de plus en plus inquiétant, Harry se prépare à retrouver Ron et Hermione. Bientôt, ce sera la rentrée à Poudlard, avec les autres étudiants de sixième année. Mais pourquoi Dumbledore vient-il en personne chercher Harry chez les Dursley ? Dans quels extraordinaires voyages au cœur de la mémoire va-t-il l'entraîner ?"

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Attention, révélations sur les tomes 5 et 6 !

Ce petit tome (seulement, si je puis dire, 715 pages contre 976 pour le cinquième) semble de prime abord moins trépidant et peut-être moins accrocheur que les précédents mais il est extrêmement important dans la série et pour tout un tas de raisons, j'ai une tendresse particulière pour ce roman.
Comme le quatrième tome, il ne commence pas à Privet Drive mais nous fait d'abord voyager du cabinet du Premier Ministre à la maison de Rogue. Lorsqu'enfin, nous arrivons dans la chambre d'Harry, ce sont les journaux qui nous accueillent, rappelant de manière succincte mais efficace les faits de la fin du tome précédent, chose que J.K. Rowling ne fait que rarement. Il faut dire que le retour de Voldemort aux yeux de tous, ainsi que le dévoilement  de la prophétie sont des événements majeurs pour la suite.
Autre surprise de ce début, c'est Dumbledore lui-même qui vient chercher Harry pour l'emmener chez les Weasley, en passant d'abord voir l'ancien professeur Slughorn, nouveau personnage, capital dans l'intrigue. Il lui annonce aussi qu'il lui donnera des cours privés.
Entre l'annonce du mariage de Bill et Fleur Delacour, le résultat des BUSE et la visite du magasin de Fred et George, l'été passe vite malgré l'angoisse et la tension régnante ; mais comme d'habitude, le retour à Poudlard réserve son lot de surprises. L'antagonisme entre Drago Malefoy et Harry ainsi que les conflits avec Rogue, devenu professeur de défense contre les Forces du Mal, semblent à leur paroxysme.
De nouveau, nous suivons les cours, la vie quotidienne au château ponctuée par les réunions du Club de Slug, les matchs de Quidditch etc. Harry, devenu capitaine de l'équipe de Quidditch de Gryffondor, brille en cours de potion (si, si, si, mais je n'en dirai pas plus), est obsédé par la conduite étrange de Drago, subit les humeurs de ses deux amis et y répond par sa propre insolence tout en rêvant d' une jolie rousse. Bref, nos héros sont en proie aux affres de l'adolescence, des premières amours et de leurs excès ; ce qui donne certaines répliques savoureuses de même que des scènes particulièrement réussies comme le premier baiser de Harry et Ginny lors de la fête suite à la victoire de Gryffobndor lors du match contre Serdaigle.
Mais l'essentiel de l'histoire tient dans les cours que donne Dumbledore à Harry, l'emmenant avec lui dans un incroyable voyage dans le passé, à la poursuite des souvenirs, des faits et gestes de Tom Jedusor avant qu'il ne devienne Lord Voldemort. Il lui confie aussi une mission auprès du Professeur Slughorn, et l'entraîne - dans ce qui sera son dernier voyage -  à la recherche d'un des Horcruxes.

Ainsi les fils tissés patiemment pendant 5 livres se dénouent-ils, créant la toile propice au dénouement. De révélations en cachotteries, de sortilèges en tragédie - la fin est peut-être encore plus difficile que celle du précédent -, ce tome est sans doute l'un des plus riches en émotions de toutes sortes et c'est pour cela surtout que je l'aime un peu plus que les quatrième et cinquième.

* * * * *
l'adaptation cinématographique

Voilà un film sur lequel je ne vais guère m'étendre parce que je l'ai littéralement détesté.
Digressions, déformations des scènes initiales (notamment celles citées ci-dessus), décor modernisé mais perdant toute sa magie, images filmées de manière heurtée - j'ai envie de dire moderniste, mais loin, trop loin des précédents - avec une musique insupportable, et une espèce de petite mélodie lancinante totalement décalée : bref pour moi ce film est un fiasco total.
Je me suis même demandée si les scénaristes, réalisateurs etc avaient lu le livre et vu les autres adaptations avant de monter une telle horreur. Tous ces défauts m'ont empêchée de ressentir la moindre émotion et font de ce film ma plus grosse déception de toute la série.
Je vous laisse toutefois avec une des affiches (car à partir de celui-là elles vont  être de plus en plus nombreuses), en hommage au grand sorcier,  Dumbledore :

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6/7