4e de couverture - éd. Rageot
"Qui veux-tu être, Nawel ? Qui veux-tu vraiment être ?"
Elle le savait désormais.
- Je me nomme Nawel Hélianthas...
Un vœu, un simple choix, possédait-il le pouvoir d'orienter une existence entière ?
- Je sollicite le droit et l'honneur de revêtir...
Un mot, un unique mot pouvait-il devenir une clé ?"

amesCroisees

L'histoire : Au royaume des Douze Cités, les habitants sont divisés en deux castes : les Perles et les Cendres. Nawel Hélianthas est une jeune Perle de 17 ans, ses parents ont un rôle importants à Anknor et sont très liés avec la famille dirigeante les Onchêne. Elle est encore Aspirante et poursuit ses études avec ses amis Philla et Ergaïl. C'est bientôt l'heure du choix : celui de la Robe qu'ils vont revêtir et qui va déterminer toute leur carrière. Mais un accident et les découvertes qui en découlent vont bouleverser le destin (presque) tout tracé de Nawel.

Mon avis : Cela faisait quelques temps que je désirais lire ce roman. Le cadeau d'Acsylé et le challenge de Calypso m'en ont fourni l'occasion.
J'attendais avec impatience de retrouver une histoire écrite par Bottero et je n'ai pas été déçue. C'est une nouvelle fois une grande claque que ce texte.

Pourtant, l'ensemble ne partait pas très bien. J'ai commencé par détester l'héroïne, imbue d'elle-même, hautaine ayant une idée très arrêtée de ce qui lui est dû. Elle m'est apparue sous un jour plus que défavorable. Même impression avec le "décor", la ville d'Anknor - avec sa séparation en deux, sa Haute ville très riche mais manquant d'âme et ses lois un peu injustes - m'a au départ paru plus proche d'un univers de dystopie que de Gwendalavir. Mais peu à peu grâce à l'évolution de Nawel et aux révélations faites sur le monde où elle vit, je me suis accrochée à l'intrigue pour finalement ressortir de ce livre en l'ayant plus qu'apprécié.

J'ai particulièrement aimé :
- les personnages secondaires et en particulier Anthor Pher et la vieille Louha, mais aussi les parents plutôt machiavéliques de Nawel
- le fait que l'histoire prenne son temps pour s'installer car finalement, il n'y a pas énormément d'action et pourtant je ne me suis jamais ennuyée une page
- le rôle de l'armure
- le mystère qui règne que ce soit sur les Anciens ou les Glauques
- cette fin énigmatique et très ouverte (même si ce n'était pas volontaire, il n'y a pas de suite)
- encore une fois et par-dessus tout l'évolution et les prises de conscience de Nawel qui font toute la force de ce récit.

J'ai regretté :
- le Prologue qui rend prévisibles certains évènements importants de la suite
- ne pas avoir retrouvé toute la poésie qui m'a séduite dans La Quête d'Ewilan, ou Ellana. L'écriture de Bottero est ici plus dure, plus incisive et bien qu'elle reflète parfaitement le monde décrit, il m'a manqué quelque chose.

Au final, un roman fort et très beau qui parle de différences, de ressemblances et de ressemblances à travers les différences mais aussi de confiance et de réalisation de soi. Un roman qui sous des dehors de fantasy à la limite de la science-fiction, sonne étrangement contemporain. Seuls les deux petits regrets cités font que ce n'est pas un coup de cœur.

Ce billet est publié dans le cadre des challenges

challenge1motDtitre

ABC-imagin-201210 / 26

fantasy2012

9 /20

bigchallenge6 / 14

beauterrien