4e de couverture - éd. Le Livre de Poche
"Ils n'ont qu'une addiction : le sang. Mais depuis plus de vingt ans, ils ont décidé de renoncer à leur péché mignon et de se désintoxiquer. Pas facile d'être un vampire urbain au XXIe siècle ! Dans une banlieue british tout ce qu'il y a de plus respectable, les Radley essayent désespérément de se comporter comme "des gens normaux". Mais des vampires de souche peuvent-ils définitivement refouler leurs désirs et leurs instincts ? Pas sûr…
A contre-courant de toutes les histoires de vampires d'hier et d'aujourd'hui, l'Anglais Matt Haig renouvelle le genre avec ce roman, féroce et brillante satire de notre société, et aussi peu plaisir de lecture… et d'angoisse. Hilarant, effrayant et cruellement familier !"

Radley

Ce livre commence d'une manière presque banale dans le quotidien d'une famille bourgeoise anglaise. Lui médecin, elle à la maison, deux enfants adolescents et une vie presque clichée avec ses rendez-vous, ses soirées avec les amis qu'on invite plus pour montrer sa dernière réussite que pour eux, les tentations extra-conjugales. Bref, une routine ennuyeuse dans laquelle le lecteur entrevoit quelques grains de sable que ce soit les étranges envies de Monsieur ou le fait que les jeunes carburent à l'ibuprofène… jusqu'au jour où, lors d'une soirée, Clara craque.
A partir de ce moment-là le rythme s'accélère. Les enfants vont déterrer LE secret de la famille et l'action part un peu dans tous les sens avec la multiplication des personnages, de multiples croisements, des retours dans le passé et une fin fort peu morale mais tout à fait dans la lignée du reste du propos.

J'ai regretté au départ que tant d'éléments soient donnés dans la 4e de couverture (même si je n'aurais sans doute pas lu ce livre si je n'avais pas eu le dessous de l'affaire), parce que cela m'a un peu gâché le début du livre que j'ai du coup trouvé longuet, d'autant plus que le style (à moins que ce ne soit la traduction) n'a rien de remarquable non plus. Puis après LE tournant, l'histoire est parsemée d'indices et l'envie d'en savoir plus est arrivée… vite effacée par le manque de cohérence du discours. La fin rattrape l'ensemble malgré tout.

Au final, je suis ressortie très mitigée de ma lecture, pensant que ce livre serait à classer dans les "vite lus, vite oubliés" mais il n'en est rien car il m'a plus marqué que je le prévoyais et je pense le relire pour profiter au mieux du second degré, de la satire réelle de la bourgeoisie anglaise et de la vision légèrement moqueuse de la mode vampirique. C'est donc un roman plus grinçant que plaisant, mais qui mérite quand même le détour.

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