Attention ! spoilers sur les tomes précédents

4e de couverture - éd. Orbit
"Lady Maccon est en pleine béatitude domestique.
Une béatitude à peine troublée par la fréquentation de quelques loups-garous de la haute société et celle du second placard préféré d'un vampire, sans oublier un bambin précoce ayant des dispositions incontrôlables au surnaturel...

Mais Alexia vient de recevoir un ordre qu'elle ne peut ignorer.
Avec mari, enfant et famille Tunstell au complet, elle embarque à bord d'un bateau à vapeur pour traverser la Méditerranée. Direction l'Egypte, une terre qui pourrait bien tenir en échec l'indomptable Alexia. Que lui veut la Reine vampire de la ruche d'Alexandrie ? Pourquoi un ancien fléau s'abat-il de nouveau sur le pays? Et comment diable Ivy est-elle devenue du jour au lendemain l'actrice la plus populaire de tout l'Empire britannique ?"

AlexiaTarabotti5

Déjà le dernier tome de cette série que j'ai plus qu'aimée ! Acheté dès sa sortie, j'attendais un peu  pour le lire, histoire de ne pas finir trop vite mais au tirage au sort du Challenge 1 an / 1 genre de Galleane, c'est Alexia Tarabotti et MacKayla Lane qui sont tombées pour juillet ; je n'avais plus le choix puisque c'est le seul sur les 10 livres qu'il me restait à lire. J'ai l'air de me plaindre mais en fait j'ai encore une fois adoré ce livre.

On y retrouve les personnages hauts en couleurs qui font tout le charme de cette série : Alexia, un peu moins en verve de bons mots mais toujours plus amoureuse de son loup-garou de mari ; et mère attentive tout en restant à cheval (devrais-je dire à dos d'âne pour ceux qui l'ont lu) sur les convenances ; Lord Conall Maccon avec son fichu caractère et son impudeur, mais aussi sa tendresse (il me fait fondre depuis le début - désolée) ; Lord Akeldama toujours aussi précieux et au courant de tout, suivi de ses "droninounets" (ce terme me fait rire, il fallait que je le place) ; les loups avec une place non négligeable laissée au Professeur Lyall ainsi qu'à Biffy ; Ivy et sa smala (oui c'est le mot parfait vu la description donnée de la troupe de théâtre) ; même Mme Lefoux réapparaît. Mais le personnage qui chamboule tout ce petit monde est bien sûr la dernière arrivée, "le désagrément embryonnaire" devenu méta-naturelle sur pattes, Prudence et il faut avouer que chacune de ses apparitions sont un régal et donne lieu à des péripéties pour le moins drôlatiques.

- c'est d'ailleurs à cause de ses capacités surnaturelles qu'Alexia et toute sa famille embarque pour l'Egypte ; ce qui nous donne un récit qui alterne entre Londres et Alexandrie ou Le Caire. Et bien que cela casse parfois un peu le rythme, cela nous donne aussi la possibilité d'avoir toutes les réponses aux questions posées dans les tomes précédents. Ici l'intrigue est moins une enquête qu'une résolution de divers enquêtes en cours et l'auteur nous mène de surprises en surprises et de rebondissements en révélations ; le tout à cent à l'heure - malgré des moyens de transports beaucoup plus lents (pause steampunk) nous prenons avec les personnages le train, le bateau à vapeur, le dos d'âne (j'ai été étonnée de ne pas trouver de chameaux), un ballon qui n'est pas tout à fait une montgolfière … . Bref, Alexia voyage et nous aussi. Je n'en dis pas plus sur cette histoire, mais vous avez compris qu'elle ne comporte aucun temps mort et que je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer.

- J'ai même trouvé que cela allait un peu vite car du coup le style raffiné et si délicieusement rétro de Gail Carriger, perd un peu de sa saveur ; certes au profit de l'efficacité mais j'aurais aimé flâner un peu plus et avoir quelques détails supplémentaires sur certaines choses. Ceci n'empêche pas que je me suis régalée d'un bout à l'autre.

- Une mention spéciale à l'histoire parallèle qui se situe à Londres - attention GROS SPOILER, surlignez pour lire - entre Biffy et le professeur Lyall, ces deux-là se trouvent enfin (on s'en doutait un peu dans le tome précédent) et vont nouer une relation toute en tendresse, taquinerie et pudeur. Coup de chapeau à Gail Carriger qui arrive à nous faire croire sans voyeurisme à cette histoire d'amour entre deux loups-garous (prototype de mâle dominant protecteur) gays. J'ai vraiment eu le cœur gros pour Biffy lorsque le professeur Lyall part mais j'espère que nous les retrouverons dans d'autres aventures.

Au final, un tome digne de toute cette série avec un mot de la fin que j'ai trouvé parfait.
Je vous recommande chaudement ces 5 tomes : vous ne pourrez que passer un bon moment avec Alexia, Lord Maccon et Cie.
Quand à moi, je vais guetter le prochain roman de Gail Carriger, qui est devenue à mes yeux une auteur à suivre :)

Retrouvez mes chroniques des tomes précédents : 1 - 2 - 3 & 4

Lu dans le cadre des challenges

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