4e de couverture - éd. Lumen : "Depuis des années, Sophie sait qu’elle n’est pas comme tout le monde. Elle se sent à part à l’école, où elle n’a pas besoin d’écouter les cours pour comprendre. La raison ? Elle est dotée d’une mémoire photographique… Mais ce n’est pas tout : ce qu’elle n’a jamais révélé à personne, c’est qu’elle entend penser les autres comme s’ils lui parlaient à voix haute. Un casque vissé sur la tête pour empêcher ce bruit de fond permanent de la rendre folle, elle se promène un matin avec sa classe au musée d’Histoire naturelle quand un étrange garçon l’aborde. Dès cet instant, la vie qu’elle connaissait est terminée : elle n’est pas humaine et doit abandonner son existence entière pour rejoindre un autre univers, qu’elle a quitté douze ans plus tôt."

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Voilà un premier tome qui faisait l'unanimité sur une partie de la blogosphère. Comme je suis curieuse, j'ai eu envie de le lire.

J'ai mis du temps à entrer dans l'histoire, trouvant à chaque chapitre des petits détails déjà vus dans d'autres livres et tiquant sur le fait que Sophie acceptait bien vite d'être autre chose alors qu'on avait à peine eu le temps de s'apercevoir qu'elle était mal dans sa vie.
Petit à petit l'intrigue avançant, j'ai accroché un peu plus même si ma vision d'adulte me laissait souvent extérieure à l'histoire. J'ai eu notamment beaucoup de mal avec le fait que les elfes - êtres sages chez Tolkien - puissent utiliser une enfant de cette manière, et encore plus la changer d'environnement brutalement sans même lui en donner un minimum les clés. Mais comme le dit mon fils : "en fait, les elfes c'est des vrais méchants !"
A côté de cela, j'étais comme Sophie, un peu ahurie par ce nouvel univers quasi incompréhensible. Heureusement, entre rapidement en jeu une joyeuse petite bande d'adolescents, que ce soit Fitz, Keefe, Dex ou Biana ; plus enclins à accueillir et aider Sophie que leurs aînés.
Enfin, l'énigme prenant le pas sur le reste, j'ai dévoré le dernier tiers qui a eu raison de mes réticences.

Il faut que j'ajoute que l'ensemble est bien écrit, plein d'émotions, d'humour et que même si l'action est un peu trop rapide à mon goût, elle comble parfaitement les attentes du lectorat visé (à partir de 10-12 ans).

C'est donc un premier tome très encourageant, qui plante bien son décor et ses personnages et donne surtout très envie d'en savoir plus.

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Janvier : lire un livre de 2014

Tome 2 : Exil

Attention spoilers sur les tome 1 et 2 !

4e de couverture - éd. Lumen "Depuis qu’elle a quitté sa famille humaine pour aller vivre parmi les elfes et étudier à l’académie de Foxfire, Sophie n’a pas manqué d’attirer tous les regards sur elle… et son enlèvement n’a rien arrangé ! Le monde elfique, pour qui le mot « crime » était jusque-là quasi inconnu, est en émoi et la révolte gronde…
Pourtant, une découverte extraordinaire pourrait permettre de ramener le calme au sein des Cités perdues. Sophie tombe en effet nez à nez avec une alicorne, une créature fabuleuse que les elfes croyaient disparue, symbole pour eux d’un nouvel espoir. Mais la jeune Télépathe, chargée de s’occuper de l’animal, va vite déchanter : déjà bien éprouvée par la reprise des cours imminente et les messages toujours plus énigmatiques du Cygne Noir, elle se retrouve en plus contrainte de prendre un risque immense pour protéger l’un de ses proches d’une mort certaine…"

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Même si je n'étais pas décidée à enchaîner avec le tome 2, l'occasion a fait le larron et je remercie donc vivement les éditions Lumen et la Team Livraddict qui m'ont permis de lire cette nouvelle aventure de Sophie Foster si vite.

L'histoire : Sophie commence à prendre ses marques dans sa nouvelle vie, et en attendant la rentrée, elle aide ses parents adoptifs à s'occuper des différentes créatures qu'ils recueillent. C'est alors qu'elle fait une découverte extraordinaire pour le monde elfique, une créature si mythique qu'elle pourrait ramener l'espoir pour tous. Mais s'en occuper est loin d'être aussi facile qu'il n'y paraît d'autant plus que le lien si particulier entre elles deux pourrait être révélateur d'autre chose.
Dans le même temps, Sophie cherche toujours à en apprendre davantage sur le Cygne Noir et va devoir aider ses amis d'une manière inattendue.

Dans ce tome, Shannon Messenger joue fortement sur l'opposition entre l'ombre des recoins sombres de son univers et la lumière que porte l'alicorne. Ceci donne un tome trépidant, avec beaucoup d'action et de changements d'atmosphère qui n'étaient pas pour me déplaire, bien au contraire.

J'ai aimé :
- l'évolution des différents personnages : Sophie qui prend peu à peu sa place tout en cherchant à savoir qui elle est vraiment, et surtout qui fait preuve d'un sacré courage pour son âge, Grady et son épouse plus accessibles, et surtout Keefe, moins chien fou et qui semble cacher beaucoup de choses sous son allure désinvolte ; sans oublier tous les autres même si on voit moins Dex par exemple.
- l'univers créé par l'auteur qui, loin d'être tout scintillant comme le cristal de certaines villes, comporte aussi son côté sombre, très sombre même (les elfes ne sont pas tendres avec ceux qui s'écartent du droit chemin).
- l'utilisation un peu détournée des mythes de la fantasy ; car il n'y a pas que des elfes dans cette série mais on y croise aussi des gobelins, des nains, des lutins et cette alicorne - croisement entre une licorne et un cheval ailé - qui bien que très belle et très pure - a une haleine de chacal et produit du crottin … à paillettes (nous avons tous ri dans la famille en lisant ce passage, devenu le préféré de mon fils).
- l'humour, justement, souvent présent - et indispensable pour compenser l'atmosphère un peu lourde de certains chapitres. Il a beau avoir un côté un peu potache, j'ai souvent souri (et tout aussi souvent entendu éclaté de rire le jeune homme de la famille).
- et bien sûr, la plume alerte et enlevée de Shannon Messenger qui fait que ce roman est un pur régal.

J'ai regretté :
juste quelques petites choses inhérentes au genre même de l'œuvre et qui font réagir l'adulte que je suis comme
- le court laps de temps écoulé entre le début et la fin ; car cela condense l'action un peu trop à mon goût (et puis j'aurais aimé qu'on revienne un peu à Foxfire).
- la fin un peu trop rapidement expédiée entre le "Je peux faire ça" et hop, ça marche.
- les chapitres très courts, même si il font se tourner les pages encore plus vite (non ce n'est pas un défaut mais vous ne voudriez pas le faire un petit peu plus long s'il vous plait ? )
- et le goût sucré de tous les plats (à y repenser, c'est déjà le cas dans Harry Potter mais cela ne m'avait pas marqué).

Finalement, ce deuxième tome est un cran au-dessus du premier. Il élargit l'univers, donne un aperçu de plus en plus important des pouvoirs de Sophie en montrant ce qu'elle a d'exceptionnel tout en la laissant très petite fille. Quand à son intrigue très prenante, elle a tout pour plaire aux plus jeunes comme aux plus grands.
Gardiens des Cités perdues est donc une série à suivre et je remercie encore une fois les éditions Lumen pour m'avoir permis de l'avoir fait.