4e de couverture - éd. Critic
"1936. Le Caire. "Nom de Zeus!" C'est ce que pourrait s'écrier Jean-Philippe Lasser lorsque le roi des dieux grecs vient l'engager pour retrouver l'Atlantide. Mais comment localiser un continent disparu depuis trois mille ans ? Les dieux eux-mêmes ignorent son emplacement !
Troquant sa panoplie de détective contre celle d'aventurier, Lasser se lance dans cette quête impossible. Dans son périple, l'accompagnent un mystérieux professeur d'archéologie, un djinn malicieux et un chat... qui déteste autant l'eau que lui. Ensemble, ils vont voyager hors de l'Egypte, à travers la Mare Nostrum, et même au-delà...."

Ward-Miller-Lasser3

Depuis ma découverte du plus gaulois des détectives égyptiens avec le tome 1, largement confirmée par le tome 2, Lasser est devenue pour moi une valeur sûre de divertissement. Et encore une fois l'alchimie a fonctionné avec ce 3e opus.

J'ai aimé
- retrouvé les personnages que ce soit Lasser qui me semble-t-il se fait moins tabasser que dans les précédents, et ses acolytes habituels : Fazimel (bien qu'elle reste au second plan dans cette aventure), Ouabou (pauvre chat très chahuté) ; des amis de passage comme le bibliothécaire d'Alexandrie, ou ses ennemis intimes qui ont un bien mauvais rôle - imaginez-vous devoir protéger la personne que vous rêvez de détruire, cela donne une scène d'anthologie qui m'a bien fait rire ; et tous les nouveaux dont une certaine Elea que je vous laisse découvrir par vous-même.
- que l'univers s'agrandisse encore car puisque Zeus a engagé Lasser, la mythologie grecque est encore plus présente que dans le précédent non sans quelques égratignures au passage (un certain Jason en prend pour son grade par exemple), et l'effet est le même : il faut que je m'y replonge. Puis le mystère de l'Atlantide est traité d'une manière plus qu'intéressante.
- que, derrière ces aventures menées tambour battant, se trouve une véritable réflexion sur les religions, leurs rôles, leurs guerres - ici menées par les Dieux pour eux-mêmes mais est-ce si différent quand ce sont les hommes qui les font au nom de Dieu ? -.
Par contrecoup, j'ai regretté que cela donne un côté plus sombre à l'intrigue, ave peut-être moins d'humour direct même si les nombreuses références sont toujours présentes.
Et je ne peux terminer sans rappeler que le style est toujours très enlevé et que les pages se tournent toutes seules, au point que la fin arriverait presque trop vite ; heureusement, la suite m'attend déjà dans ma PAL.

Vous avez donc compris que Lasser, j'adhère et si vous voulez tout savoir sur cette aventure maritime et l'Atlantide, lisez-le aussi :)

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