4e de couverture - éd. 10/18 (Grands détectives)
"La famille Moidore n'avait encore jamais connu de scandale, bien à l'abri dans sa demeure de Queen Anne Street.
Mais la famille va être frappée par un drame atroce : la fille de Sir Basil Moidore est assassinée. L'inspecteur William Monk est sommé de retrouver le coupable au plus vite et d'épargner autant que possible la famille. Peu aidé, tant par l'hostilité de ses supérieurs que par les séquelles de son amnésie, Monk devra lire derrière les silences et les ombres pour parvenir à résoudre cette nouvelle enquête.
Heureusement, sa complice Hester Latterly viendra lui prêter main-forte."

Perry-Monk2

Après l'excellente surprise du tome 1, je n'ai pas tardé à retrouvé l'inspecteur Monk dans une nouvelle enquête, surtout que ma partenaire de lecture était sans doute encore plus impatiente que moi. Et non seulement je l'ai autant aimé que le précédent mais en plus, j'ai aussi réellement envie de connaître la suite.

Si j'ai apprécié de retrouver les ingrédients de base de l'histoire : un meurtre assez sordide dans la haute société dont il faut retrouver l'auteur le plus vite possible et sans faire de vagues, ainsi qu'un contexte historique fort - les séquelles de la guerre de Crimée sont toujours présentes -, j'ai encore plus aimé certains éléments relativement originaux.

Ainsi, cette enquête enchaîne totalement avec le tome précédent, puisqu'on y retrouve aussi le procès de ce dernier. J'ai l'habitude des personnages récurrents comme avec Erica Flack ou Nicolas Le Floch' par exemple mais c'est la première fois que je vois ça dans une série policière et cela donne une image plus complète de l'intrigue tout en accentuant la continuité d'un livre à l'autre ; ce qui m'a énormément plu.

On continue aussi à découvrir Monk qui fait toujours face à son amnésie et supporte de moins en moins celui qu'il était. Du coup même si il garde toute son intégrité, on le sent soucieux de donner une autre image de lui, de s'améliorer pour devenir ce qu'il veut être réellement. Là aussi Anne Perry nous plonge dans les pensées intimes de l'enquêteur, bien plus que ce qu'on a l'habitude de voir par ailleurs.

A tout cela s'ajoute de multiples rebondissements qui vont jusqu'à arrêter un coupable en laissant clairement entendre que ce n'est pas lui. L'enquête s'en trouve relancée et totalement modifié. Je ne vous dis rien sur le dénouement que je n'avais pas vu venir et qui est à la fois tordu et génial.

Comme dans le tome précédent, l'inspecteur est épaulé par Hester Latterly , ce qui permet à l'auteur de nous montrer la condition féminine déplorable de l'époque - Pensez par exemple qu'une veuve  d'un certain âge soit obligée de revenir vivre chez son frère !!! - Ce qui m'a énormément posé question car il semble  que le moment où la femme est sans doute le moins considérée en Angleterre est celui où le pays est dirigé par une femme forte. Je trouve ça vraiment étrange et me dit que la Reine Victoria aurait pu faire bouger les choses plutôt que de renforcer l'étiquette et les lois du pays…

Enfin, il faut avouer que le style d'Anne Perry  est particulièrement addictif. Il permet au lecteur de se plonger au cœur de l'époque évoquée tout en respectant celle-ci et de l'enquête d'une manière formidable. On tourne les pages sans pouvoir s'arrêter.

Au final, c'est un excellent roman policier et historique que cet opus, qui confirme tout le bien que je pensais de cette série que je poursuivrai avec plaisir, ne serait- que pour savoir ce qu'il va advenir de Monk maintenant que tout le monde sait qu'il avait raison ; et des autres personnages tels qu'Hester mais aussi Lady Callandra et l'avocat Rathbone.

 Lu dans le cadre des challenges

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