Résumé du tome 1
" Rudolf Kesselbach, diamantaire millionnaire, s'installe à Paris pour une affaire mystérieuse et de la plus haute importance. Mais peu de jours après son arrivée, il est assassiné dans sa chambre d'hôtel  dans des circonstances particulières. Alors quand on trouve une carte d'Arsène Lupin sur les lieux, la police est sur les dents et M. Lenormand le chef de la Sûreté en première ligne pour retrouver les coupables et comprendre les dessous de l'affaire."

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NB : ce roman est souvent édité en deux tomes : La double vie d'Arsène Lupin suivi de Les Trois crimes d'Arsène Lupin. La couverture ci-dessus est celle de l'édition intégrale paru au Livre de Poche en 1968, que j'ai lue. C'est pourquoi je vous parle des deux tomes en un seul article sans vraiment les différencier.

813 est, avec L' Aiguille Creuse qui le précède, une de mes aventures préférées du gentleman-cambrioleur. Alors sans attendre mais un peu en vrac pour une fois, voici pourquoi :

La première chose qui me vient en tête quand on me parle de ce livre est sa tension. C'est une intrigue qui démarre sur les chapeaux du roue et ne laisse au lecteur que peu de répit pendant quelques dizaines de pages, car elle est savamment entretenue par les inquiétudes de Rudolf Kesselbach, puis la course poursuite dans l'hôtel et surtout la lutte entre Lenormand, chef de la Sûreté et le tueur, ainsi que celle d'Arsène Lupin pour comprendre ce qu'est l'affaire Kesselbach (et s'en emparer).
Connaissant très bien (c'est un des tomes que j'ai le plus relu) l'issue de la première partie, je me suis beaucoup amusée à traquer à travers les deux enquêtes parallèles les indices qui mènent notre héros tout droit ………… en prison, passage presque obligé, histoire de pimenter un peu plus l'intrigue.

La deuxième partie fait passer par toutes les émotions possibles et imaginables : du rire aux larmes, de la colère au désespoir en passant par l'angoisse et même la peur primitive, jusqu'à l'amour extasié. Car, plus que l'intrigue qui prend des chemins de traverse entre politique internationale et vengeance familiale, ce sont les états d'âme d'Arsène Lupin qui rythment ce tome. Quand il ne cabotine pas, il se prend pour Dieu tout en se moquant de ces puissants dont il rêve de faire partie. Et si il fait rire la galerie, c'est quand même lui qui à la fin paie ses erreurs et sa trop grande confiance au prix fort.
C'est d'ailleurs un des points forts de l'ensemble que d'être le plus souvent dans la tête du héros et de pouvoir "voir" comment il fonctionne.

Le rythme demeure soutenu d'un bout à l'autre et même si les révélations finales sont un peu cousues de fil blanc (un en particulier se devine très vite), les pages se tournent toutes seules et l'on attend le chapitre suivant avec impatience. D'autan, qu'après Herlock Sholmès et Isidore Beautrelet, l'adversaire de Lupin est encore une fois largement à sa hauteur. Il anticipe ses actes, le démasque là où il se croit le plus en sureté (hihihi !) et le pousse dans ses derniers retranchements. C'est donc une lutte implacable et il apparait vite évident qu'il ne pourra en rester qu'un. Tension vous disais-je au début de cet article !

Au final, c'est donc une aventure plutôt trépidante, extrêmement prenante avec moult rebondissements. Et bien que certaines ficelles soient un peu faciles (surtout pour les férus du genre), Maurice Leblanc parvient à se renouveler suffisamment pour captiver le lecteur et lui donner envie de poursuivre afin de savoir ce qu'il advient de Lupin après une fin surprenante.

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