4e de couverture - éd. Critic
"« Travailler pour Isis, j’avais l’habitude. Pour Zeus, j’avais déjà donné. Mais pour Jupiter, alors là, non ! Surtout qu’Isis ne le portait pas dans son cœur. Mais ce n’était pas moi qu’on était venu engager, cette fois… »
1937, Le Caire. Ils sont fous, ces Romains ! Quand la déesse Isis lui ordonne de partir à Pompéi récupérer une statue volée, Lasser se demande dans quel pétrin il va bien pouvoir se fourrer. Son instinct ne le trompe pas : là-bas, il doit tour à tour frayer avec la Mafia, travailler pour Jupiter, affronter la colère d’un volcan et… devenir l’assistant de Fazimel.
L’affaire se complique encore lorsque, par accident, Lasser est propulsé dans les arènes du temps, là où les dieux eux-mêmes n’osent pas mettre les pieds.
Tentatives de meurtre, complots en tous genres, poursuites échevelées, ces aventures vont faire émerger de nouvelles facettes des deux détectives.

Ward-Miller-Lasser4

Cette série est devenue au fil des tomes synonyme de divertissement réussi. J'ai donc sorti ce tome 4 de mes étagères à un moment où je ne savais plus vraiment quel genre j'avais envie de lire en me disant que le mélange qui le caractérisait passerait bien. Mais cette fois-ci, j'ai moins apprécié les aventures du détective des Dieux quand dans les opus précédents.

Alors que j'ai aimé retrouver les personnages principaux, en découvrir quelques nouveaux - en particulier un mafioso haut en couleurs -, et me promener dans l'Italie antique, Rome, Naples ou Pompéi, j'ai eu beaucoup plus de mal à adhérer à l'intrigue de fond.
La guéguerre entre les dieux, y compris du même bord, a un côté cour de récré, en beaucoup plus méchant, qui m'a lassée. L'enquête policière, je devrais dire les enquêtes, manquent un peu de logique et d'explications lors des résolutions. Mais surtout, je suis totalement passée à côté d'un des ressorts de l'histoire  - Attention spoilers pour lire la suite surlignez… à vos risques et périls -
J'ai toujours beaucoup de mal avec les intrigues comportant des voyages dans le temps (ou même des mélanges d'époques). Malgré l'habileté du processus, je trouve ça répétitif  et même si ici ils permettent d'expliquer LA révélation concernant Fazimel, je me suis ennuyée donc dans ces passages-là. S'ajoutent à cela les nouveaux pouvoirs de Fazimel, qui offrent des des portes de sortie que j'ai trouvées un peu trop faciles.

J'appréciais aussi dans les tomes précédents l'humour un peu caustique de Lasser et les nombreuses références ; hors ce tome est plus sombre sans doute parce qu'il semble plus tourné vers une certaine SF que les précédents.

Au final, bien que j'ai passé un bon moment comme toujorus avec Lasser, ce quatrième opus est pour moi en-dessous des précédents car les ficelles utilisées ne m'ont pas convaincues. Cela n'empêchera pas que je lise le 5e et dernier avec plaisir.

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