4e e couverture - éd. XO
"Paris, 1631.
Trois ans déjà que Lucia a quitté Venise. Trois ans qu’elle cherche à rebâtir la vie qu’on lui a volée.
Y est-elle parvenue ?
Lucia a recréé une imprimerie. Elle compte parmi ses clients l’un des mousquetaires du roi, Aramitz. Elle peut aussi s’appuyer sur l’amitié du grand Coësre, l’énigmatique prince de la cour des Miracles.
Et pourtant…
Au détour d’une ruelle encombrée, une voix s’élève. C’est Isabella, la courtisane vénitienne qui a précipité sa famille dans le malheur.
Isabella, à Paris… L’étau se resserre.
Mêlée à un complot contre le cardinal de Richelieu, elle sait que la lutte sera sans pitié. Mais Lucia se révèle une incroyable combattante.
Une lionne.
Quand Lucia et Isabella affrontent les fantômes de leur passé dans les dédales d’un Paris inquiétant et mystérieux."

LIONNES-DE-VENISE-2

Quelques mois après le premier tome des aventures de Lucia de Seva, voici la suite tout à fait à la hauteur du début malgré un complet changement de décor. J'avais passé un bon moment dans la Venise de 1628, j'ai presque autant dévoré ce tome 2  malgré des circonstances personnelles de lecture beaucoup moins favorables.

J'ai aimé
- retrouver les principaux personnagesLucia, son père mais aussi Marco, Isabella et Henri ; voir leur évolution ou au contraire les regarder s'enfoncer dans leurs obsessions. Chacun d'eux prend une nouvelle dimension au fil de ses 500 pages.
- en voir arriver de nouveaux qu'ils soient fictifs - mention spéciale à la petite Marie - ou totalement historiques avec toute la cour de Louis XIII et de Richelieu, venant renforcer le cadre de l'intrigue.
- me faire happer par les curieux hasards du destin qui les font tous se croiser plus ou moins à propos, créant un imbroglio dans lequel il est de nouveau parfois difficile de savoir  qui a tort, qui a raison et surtout qui sont les vrais méchants de l'histoire ;
- et donc l'intrigue elle-même avec toute sa richesse et malgré quelques facilités de scénario inhérentes au genre.- la part de fantastique et de magie qui prend davantage de place dans cette suite que dans le tome initial.
- et toujours la plume si reconnaissable de Mireille Calmel, bien que j'aurais voulu un peu plus de tournures du XVIIe, mais je chipote :D

J'ai particulièrement apprécié les références aux Mousquetaires de Dumas (que je citais déjà dans mon article sur le tome 1) ainsi que le clin d'œil au Victor Hugo de Notre-Dame de Paris.

J'ai regretté
- la construction temporelle de l'ensemble qui fait que tout se déroule sur un laps de temps fort court (à peine un mois) et donne presque le tournis à force de rebondissements, d'actions en tous genres et de changements très rapides de protagonistes d'un chapitre à l'autre. Puis j'aurais aimé davantage de développement sur certains points.
- les conséquences de cette construction qui font que l'on s'attarde moins sur les descriptions tant des décors que des costumes ou des quelques gestes du quotidien, ce qui freine un peu l'immersion dans ce Paris historique sur lequel j'ai par ailleurs beaucoup lu.
Bien entendu, cela ne nuit absolument pas à la qualité de l'ensemble mais explique que je sois restée un peu sur ma faim en arrivant au mot FIN.

Au final, ce second opus est un véritable roman d'aventures, de cape et d'épée, mené tambour battant et de main de maître par Mireille Calmel qui parvient à nous surprendre souvent et jusqu'au bout de l'intrigue ; et que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire.

Merci encore aux éditions XO pour leur gentillesse et leur confiance.