4e de couverture - éd. XO
"19 mars 1314. Jacques de Molay, le dernier grand maître de l’Ordre du Temple, est brûlé en place publique.
Il a été condamné par le roi Philippe le Bel qui reproche aux Templiers de dissimuler un fabuleux trésor.
Mais le jour du supplice, une colombe dépose un message entre les mains du souverain.
C’est la malédiction, terrible : le Roi et ses fils paieront pour ce crime !

Huit ans plus tard…

15 juillet 1322. Une jeune paysanne, Flore Dupin, est pourchassée par les soldats de Charles IV.
Quel secret détient-elle ?
Qu’a-t-elle à voir avec l’ordre du Temple ?
Un homme lui confie :
– Avant de mourir, le roi a prononcé ton nom !"

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Un nouveau roman de Mireille Calmel est le plus souvent synonyme d'un bon moment de lecture, surtout avec un titre qui évoque les Templiers et donc une bonne part de mystère. Malheureusement cette fois-ci je n'ai pas réussi à entrer dans l'histoire, trouvant les défauts que j'ai déjà soulignés dans le diptyque précédent encore plus accentués ici.

L'histoire commence donc dans un petit village des Ardennes où vit Flore Dupin, personnage principale (plus qu'héroïne à mon avis). Et à peine avons-nous fait sa connaissance que la course poursuite qui constitue une bonne partie de l'intrigue, s'engage. De Flore nous n'apprenons que peu de choses à ce moment-là et pas beaucoup plus par la suite. Sans doute constitue-t-elle à elle seule une partie du mystère mais ici, ne rien savoir m'a davantage laissé dans l'indifférence que dans un suspense insoutenable.
J'ai trouvé Armand, son compagnon plus intéressant car même si il a encore beaucoup de secrets à révéler, ce qui en est déjà dit lui donne une position plus à même de faire avancer l'intrigue. Il semble donc moins subir qu'agir en ayant quelques atouts en main. Mais là encore ce qu'il pense, ce qu'il ressent reste beaucoup trop en retrait à mon goût.

Parallèlement à la fuite de Flore et d' Armand, se déroule une autre histoire plus historique puisqu'elle se situe dans les coulisses du pouvoir de Charles IV, où l'on suit sa très controversée maîtresse Jeanne de Dampierre dans une étrange entreprise, qui va là aussi générer une forme de fuite en avant, quasi inéluctable. Si peu à peu, on en apprend davantage sur elle, sa famille et ce qui les lie aux Templiers ; l'ensemble reste cependant trop flou pour être réellement prenant.

Les passages de l'Inquisition sont plutôt bien rendus (et pour le coup, on apprécie de ne pas avoir trop de détails) mais les motivations de Robert Gui, méchant presque caricatural, ne sont pas claires et lui enlèvent de la crédibilité.

Bref, alors que j'aurais aimé un peu plus de descriptions dans Les Lionnes de Venise 2, ici j'aurais voulu en savoir nettement plus, ne pas passer sans cesse d'une action à l'autre sans avoir le temps de m'immerger dans l'histoire et de comprendre les personnages. Les pages se tournent certes aussi vite que les galops des chevaux mais pour moi ce n'est pas forcément un gage de bonne lecture.

Au final, l'aventure de ce premier tome ne prend pas le temps de poser les bases de l'histoire et reste en surface tant des personnages que des décors ou du contexte. Même le principal mystère ne parait qu'effleuré et donne à peine envie d'en savoir davantage. Les inconditionnels de l'auteur apprécieront (je pensais en faire partie) mais le charme n'a absolument pas agi sur moi cette fois-ci.